Derrière ces contenus, tout un marché s’est constitué. Des chercheurs alertent, dans The Lancet, sur ce commerce et sur le malaise social qui l’alimente, en France comme au Royaume-Uni.
Pour mieux réguler les plateformes, ils proposent de s’inspirer de la lutte contre l’industrie du tabac. L’objectif est de traiter non seulement les contenus, mais aussi le modèle économique qui les rend rentables.
Leur constat porte à la fois sur la monétisation des contenus et sur le terreau social qui les nourrit. Ils relient explicitement ce business au malaise qui traverse une partie de la jeunesse masculine.
Sur les réseaux sociaux, certains influenceurs masculinistes transforment les frustrations de jeunes hommes en argent. La haine des femmes y devient un business qui rapporte.
Cette alerte, formulée dans une revue scientifique, insiste sur le caractère transmanche du phénomène et sur la nécessité d’une régulation inspirée d’un précédent sanitaire déjà éprouvé.