L’excédent brut d’exploitation, attendu à 9 millions d’euros pour 2025, est ressorti négatif, à -100 millions d’euros en 2025, d’après le tribunal. L’ensemble de ces facteurs ont fait plonger les finances dans l’abysse. Le tribunal de commerce de Toulouse a placé le groupe Gifi en redressement judiciaire et ordonné une période d’observation de six mois pour l’enseigne de produits du quotidien à petits prix, fondée en 1981.
Le groupe avait pourtant multiplié les tentatives pour assainir ses finances, avec des procédures de conciliation judiciaire pour renégocier sa dette. Gifi a par ailleurs entrepris de vendre 32 magasins sur 500 à l’enseigne Grand Frais, une opération déjà effective dans une vingtaine de magasins.
Gifi s’est doté d’un nouveau directeur général à quatre reprises en deux ans. La dernière nomination remonte à octobre, avec l’arrivée de Patrick Puy, spécialiste de la restructuration des grands groupes, qui a notamment mené le démantèlement de Vivarte.
L’enseigne emploie 6 000 personnes en France. Le groupe, déjà fragilisé, a encore souffert d’une direction vacillante. En 2025, l’enseigne avait même décidé de réduire de 5 % ses effectifs, avant d’interrompre ce plan social.