Un bras de fer a lieu actuellement au Parlement européen autour d’un texte qui vise à alléger la législation sur les pesticides.
Face à des règles jugées trop défavorables au développement des entreprises, l’exécutif européen veut déterminer s’il faut modifier le cadre législatif pour qu’il reste efficace tout en étant plus simple à appliquer.
Bruxelles veut notamment accélérer l’attribution de permis pour des projets d’énergies renouvelables, des mines de matières premières critiques et le déploiement de réseaux électriques.
Cette volonté de simplifier les lois qui protègent la biodiversité en Europe inquiète les associations écologistes, qui n’entendent pas se laisser faire.
La Commission présente cette révision comme un exercice de clarté et d’efficacité, sans que les textes concernés soient encore réécrits.
Ces matières premières critiques visent des métaux rares et précieux utilisés pour fabriquer les semi-conducteurs des intelligences artificielles.
Les écologistes accusent la Commission de vouloir tuer quarante ans de législation de protection du vivant.
L’administration européenne a déjà engagé, depuis deux ans, une série d’assouplissements de ses règles environnementales, notamment au nom de la simplification de la vie des entreprises.
La législation européenne jugée trop tatillonne est dénoncée depuis longtemps par des entrepreneurs qui ne peuvent développer leurs projets.