Hera va enquêter sur le crash de 2022 à l’aide de divers instruments de mesures et d’observations. Elle dispose d’instruments propres et de deux assistants, deux plus petits engins qu’elle larguera dans les prochains mois.
Hera a donc été envoyée sur place pour voir de plus près l’étendue des dégâts et documenter entièrement, de façon détaillée, le résultat de l’impact, ce dont on ne dispose pas pour l’instant.
Dart, une petite sonde, s’était écrasée volontairement sur Dimorphos il y a quatre ans dans l’espoir de modifier sa trajectoire. L’opération a réussi: on sait désormais qu’il est possible de changer la route d’un gros caillou.
Le grand public pourra suivre toute l’opération. On peut dialoguer avec la sonde sur le site hera.esa.int et lui demander de ses nouvelles grâce à une intelligence artificielle mise en place par l’Agence spatiale européenne.
Les agences spatiales poursuivent ainsi leur première opération de défense planétaire, destinée à évaluer comment détourner un objet venu de l’espace en cas de risque de collision.
Les premières images seront présentées au fur et à mesure sur le site de l’ESA. Une présentation plus détaillée aura lieu à la fin du mois.
Des dizaines de scientifiques et d’ingénieurs sont impliqués dans cette mission, première du genre organisée par les agences spatiales.
Il faut aussi mesurer les caractéristiques physiques de l’astéroïde, en particulier sa structure interne et tous les paramètres qui influencent sa réponse à l’impact.