Une information judiciaire a été ouverte le 15 octobre, notamment pour viol aggravé, sollicitation d’un mineur par un majeur en vue de la diffusion ou de la transmission d’une image à caractère pornographique, détention d’image pornographique de mineur et usurpation du nom d’un tiers susceptible d’entraîner des poursuites contre lui.
Les personnes avec lesquelles elle échange expliquent qu’elles peuvent utiliser les photos déjà envoyées pour fabriquer, grâce à l’intelligence artificielle, de fausses images la représentant nue ou en lingerie. Elles affirment qu’elle n’a pas rempli ses obligations.
Eloa n’a jamais travaillé comme mannequin. Elle a récemment publié sur ses réseaux sociaux ses premiers «polas», ces photos simples, généralement sans mise en scène, destinées à présenter visage et silhouette aux agences.
Peu après, un homme se présente comme recruteur et la contacte directement. Il revient sur son refus de poser nue et lui demande pourquoi elle ne souhaite pas réaliser ce type de photos.
Après enquête, franceinfo révèle deux affaires dans lesquelles l’identité d’agences de mannequins a été usurpée pour obtenir des photos et des vidéos intimes.
La réponse la rassure: ils affirment respecter son choix et qu’elle ne sera pas obligée de poser dénudée. À ce stade, elle pense toujours avoir affaire à une véritable agence.
La première concerne des jeunes femmes qui n’étaient pas mannequins professionnelles au moment des faits, selon l’agence visée. La seconde vise des mannequins déjà représentées par une agence parisienne.