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À Annecy, des bonbonnes de protoxyde d'azote font exploser les fours d'une usine

En Corrèze, plus de 22 tonnes de protoxyde d'azote ont été saisies, soit plus de 4 000 bouteilles.

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Faits essentiels

  • En Corrèze, plus de 22 tonnes de protoxyde d'azote ont été saisies, soit plus de 4 000 bouteilles. Le phénomène dépasse donc largement le seul…
  • À Annecy, en Haute-Savoie, une à deux explosions se produisent chaque jour dans une usine de traitement des déchets. Elles sont provoquées par des…
  • Les fours sont endommagés. Les portes sont parfois soufflées par la déflagration. Une explosion dans un incinérateur de déchets a déjà été provoquée…

En Corrèze, plus de 22 tonnes de protoxyde d'azote ont été saisies, soit plus de 4 000 bouteilles. Le phénomène dépasse donc largement le seul département de la Haute-Savoie.

À Annecy, en Haute-Savoie, une à deux explosions se produisent chaque jour dans une usine de traitement des déchets. Elles sont provoquées par des bonbonnes de protoxyde d'azote jetées avec les ordures ménagères.

Les fours sont endommagés. Les portes sont parfois soufflées par la déflagration. Une explosion dans un incinérateur de déchets a déjà été provoquée par une telle bonbonne.

Quand une bonbonne arrive dans le four, la pression et la chaleur déclenchent une explosion. L'usine doit alors interrompre ou ralentir son activité pour inspecter et réparer les installations.

Ces bonbonnes contiennent du protoxyde d'azote, un gaz inhalé à l'aide de ballons. En théorie, elles doivent être déposées en déchetterie et ne pas finir avec les déchets ménagers.

Le protoxyde d'azote, souvent appelé gaz hilarant, circule sous forme de cartouches ou de bonbonnes. Une fois vides ou abandonnées, elles se retrouvent trop souvent dans les sacs d'ordures.

À Annecy, le rythme d'une à deux explosions par jour illustre l'ampleur du problème. L'usine continue de traiter un volume élevé de déchets tout en gérant ces incidents répétés.

Les opérateurs constatent des dégâts répétés sur les équipements. Les portes des fours, conçues pour résister à la chaleur, ne tiennent pas face à la déflagration soudaine.

Les consignes de tri existent: ces contenants sous pression relèvent des déchets spécifiques. Leur présence dans le flux ménager transforme un incinérateur en zone à risque quotidien.

Ces déflagrations créent des problèmes logistiques importants sur le site, qui traite 100 000 tonnes de déchets par an. Une explosion dans le four peut provoquer un arrêt de l'usine.

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