Un procès s'ouvre lundi 2 novembre dans l'une des plus grandes affaires criminelles, près de quarante ans après la découverte du corps d'une enfant le long de l'autoroute en août 1987. Les habitants ont souhaité se porter partie civile pour accompagner celle qui est devenue l'une des leurs. L'affaire donne lieu à une enquête hors norme marquée par l'interrogation de 6 000 personnes et la visite de 65.000 écoles. Pour la première fois en France, 135.000 appels à témoins sont placardés aux quatre coins du territoire.
Le maire et ses habitants ne cessent de suivre l'enquête au fil des décennies, considérant l'ouverture de cette instance comme une délivrance. «Au début, c'était une petite qui, pour nous, avait une famille qui allait la réclamer rapidement», a déclaré un témoin.
Alors que leur procès s'ouvre lundi 2 novembre, les habitants ont souhaité se porter partie civile et accompagner un peu plus une petite fille devenue l'une des leurs.
Une enquête hors norme débute alors: 6 000 personnes sont interrogées et 65.000 écoles visitées et, pour la première fois, 135.000 appels à témoins sont placardés aux quatre coins du territoire.
Une petite fille de quatre ans, restée anonyme pendant trois décennies, mais adoptée et veillée par ses habitants.
Il s'agit d'une délivrance pour les habitants de ce village meurtri et longtemps dans l'interrogation.
"Au début, c'était une petite qui, pour nous, avait une famille qui allait la réclamer rapidement.