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Sans argent ni majorité, le gouvernement Lecornu face à la mobilisation du 5 novembre

Sans argent ni majorité, le gouvernement Lecornu face à la mobilisation du 5 novembre

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Faits essentiels

  • La situation diffère de décembre 2018, lorsque Emmanuel Macron avait annoncé, lors d’une allocution télévisée, dix milliards d’euros pour calmer la…
  • L’exécutif cherche à réaliser 43 milliards d’euros d’économies, afin de tenir le déficit à 5 % du PIB l’an prochain, alors que les taux d’intérêt sur…
  • Pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, cette journée s’annonce à haut risque. L’exécutif est sommé de répondre à une crise sociale profonde,…

La situation diffère de décembre 2018, lorsque Emmanuel Macron avait annoncé, lors d’une allocution télévisée, dix milliards d’euros pour calmer la colère des gilets jaunes. Le chef de l’État disposait alors d’une majorité absolue au Parlement. Une grande journée de mobilisation interprofessionnelle nationale, à l’appel de l’intersyndicale, se tient jeudi 5 novembre, après des semaines de blocages dans les lycées et les universités et plusieurs manifestations, notamment à l’initiative des gilets jaunes.

L’exécutif cherche à réaliser 43 milliards d’euros d’économies, afin de tenir le déficit à 5 % du PIB l’an prochain, alors que les taux d’intérêt sur la dette sont au plus haut depuis vingt ans. Après un recul du PIB au premier trimestre et une stagnation au deuxième, la croissance a encore reculé de 0,1 % au troisième.

Pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, cette journée s’annonce à haut risque. L’exécutif est sommé de répondre à une crise sociale profonde, alors que les organisations de jeunesse poursuivent leurs opérations de blocage.

Les débats sur le projet de loi de finances se tiennent dans une Assemblée nationale toujours sans majorité. La gauche réclame de taxer davantage les grandes fortunes, via notamment la taxe Zucman, ou les grandes entreprises; l’exécutif s’y refuse.

Sur la hausse brutale des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement indique avoir procédé au déstockage des réserves stratégiques. Le Premier ministre s’est réjoui lundi de «15 centimes de moins par litre de gazole en 48 heures». Près de 30 % des stations ont baissé leurs prix d’au moins 20 centimes. Avec 10 millions de barils de gazole mis sur le marché sur trois mois, cette baisse doit se poursuivre, selon un conseiller de l’exécutif.

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