Si l'agence américaine a de nouveau fait preuve de mansuétude envers la France malgré son déficit attendu à 5,4% du PIB cette année et sa dette de 119%, c'est parce qu'elle part de l'hypothèse qu'un budget 2027 réduisant le déficit public sera adopté, tandis que les tensions sociales se modéreront quelque peu dans les prochains mois.
Cela fait effectivement plusieurs fois que Moody's se montre indulgente avec Paris, dont les finances publiques ne cessent pourtant de se dégrader.
C'est ce qui fait dire à certains observateurs que l'exécutif aurait pu passer un deal avec Moody's.
Moody's a indiqué que ce n'est pas une certitude mais une supposition, alors que le pari est osé sachant que peu nombreux sont ceux qui croient en la capacité du gouvernement à faire voter un budget permettant de réduire significativement le déficit en 2027.
Moody's est en effet la seule agence de notation à avoir épargné la France en maintenant la note de la dette tricolore à Aa3, tout en semblant vouloir attendre l'issue des débats parlementaires sur le budget 2027 avant de sévir. À la surprise générale, Moody's s'est abstenue vendredi de dégrader la note de la dette tricolore, la maintenant de fait à Aa3 avec perspective négative en dépit des déboires budgétaires de la France et de son instabilité politique.
Du moins, la décision de l'agence"donne du crédit à la rumeur selon laquelle le gouvernement aurait trouvé un accord avec les agences de notation pour éviter une dégradation de la note française, à condition de ramener le déficit sous les 5% du PIB en 2027.
Moody's est la seule agence de notation à avoir épargné la France en maintenant la note de la dette tricolore à Aa3.
Mais le pari est osé sachant que peu nombreux sont ceux qui croient en la capacité du gouvernement à faire voter un budget permettant de réduire significativement le déficit en 2027.