Les coûts de construction ont par ailleurs fortement augmenté. S'il y a quelques années le montant global s'élevait entre 2,5 et 4 millions, les budgets atteignent à présent 10 millions d'euros, sous l'effet de la hausse du design, des matières premières et des assurances, qui représentent 9 à 10 % du prix de construction d'un bateau.
Malgré ce ralentissement général du sponsoring dans le sport, de gros sponsors reconduisent leur partenariat, démontrant que le milieu demeure attractif en termes de notoriété, d'image et de retour sur investissement.
La voile présente un retour sur investissement moins facilement calculable que l'affichage sur un maillot de football, en raison de paramètres aléatoires comme une possible casse sur le bateau ou une météo compliquée, ce qui implique une prise de risque pour les entreprises.
Cette situation met en lumière les difficultés financières rencontrées par certains compétiteurs, dans un contexte où la préparation des projets sportifs dépend directement des investissements des entreprises.
Le secteur fait face à une bulle spéculative récente, marquée par des skippeurs qui ont acheté des bateaux assez chers et qui n'arrivent plus à les revendre aujourd'hui.
Le modèle économique de la voile repose exclusivement sur un sponsor titre, sans revenus associés annexes tels que les droits télévisuels ou la billetterie.
«Je suis dans le milieu depuis douze ans et je n'ai jamais connu ça», a déclaré un spécialiste, ajoutant: «Nous sommes dans le creux de la vague, et je ne sais pas à quel point elle est creuse.». «On a essayé de vendre, mais certainement un peu tard, le projet uniquement basé sur la Route du Rhum, pour tester», indique un acteur du milieu.