Les faits allégués d’ingérence restent, à ce stade, sans éléments publics permettant de les étayer. Le débat politique porte désormais sur la légitimité du scrutin et sur le seuil de 61 sièges à la Knesset. Un scrutin qui lui reste en travers de la gorge. Pour contrôler la Knesset, le Parlement israélien, il faut un minimum de 61 députés.
Dans ce climat, le refus d’alliance formelle de son camp continue de peser. Le traumatisme du 7 octobre 2023 encadre toujours les calculs politiques après le 27 octobre.
M. Nétanyahou n’avait pas, jusqu’à présent, repris ces griefs autrement que sur ses comptes en ligne. Le relais en tant que Premier ministre sortant marque un changement de registre.
Ces allégations, portées par son camp, ne sont pas étayées à ce stade. M. Nétanyahou s’était jusque-là contenté de les relayer sur ses réseaux sociaux.
C’est la première fois depuis ce vote qu’il les reprend ainsi au nom de sa fonction. L’opposition l’accuse de mettre en doute les résultats, dans une tentative de s’accrocher au pouvoir.
Le chef du gouvernement israélien fait désormais siennes des accusations qu’il n’avait pas encore endossées officiellement. L’opposition y voit une remise en cause du verdict des urnes.
Son bloc s’est jusque-là refusé à toute alliance formelle. La société israélienne reste traumatisée par l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023.