Les blessures, un soupçon de nonchalance et quelques occasions manquées ont cimenté sa réputation. Trois finales de Masters 1000 sans titre, dont deux à Paris en 2009 et 2010, pèsent dans le palmarès.
Avec lui disparaît une certaine vision du tennis, celle d’un style inimitable. C’est sans doute une première, tant il a offert au public.
Faute d’un palmarès à la hauteur de ses fulgurances, demeure le romantisme à la Monfils. Même hors Grands Chelems, sa longévité le place aux côtés des plus grands.
Ce ne sont sans doute pas les adieux que quiconque avait imaginés. L’annonce subie de sa fin de carrière s’est faite dans un silence loin des projecteurs qui se braquaient d’ordinaire sur lui.
Monfils quitte la scène en emportant une manière de jouer que le circuit ne reproduira pas à l’identique.
Le public de Bercy verra un artiste du jeu, plus qu’un collectionneur de titres.
La cérémonie de mardi clôt un chapitre ouvert très tôt, sans le faste habituel des adieux programmés.
À 16 ou 17 ans, il était déjà sur le circuit. Jusqu’à près de 40 ans, cela représente plus de vingt-trois années de vie professionnelle.
Le tournoi parisien, théâtre de deux de ses finales de Masters 1000 sans sacre, accueille donc cette révérence.
Il s’est qualifié pour au moins une finale au cours de dix-neuf saisons consécutives, entre 2005 et 2023.