Julian Jackson est devenu en quelques années l'historien britannique qui fait redécouvrir aux Français leur histoire. Il estime que ce qui s'est passé en 1940 en France a été vu uniquement à travers la défaite.
Les dirigeants français ont fait le pari insensé de gagner une courte guerre en sachant qu'ils étaient en fait dans un état d'infériorité, et cela a marché. Quand ils ont compris que ce n'était pas le cas, c'était trop tard, répond Julian Jackson.
Julian Jackson, qui était le chef d'une nouvelle façon de faire l'Histoire et de la repenser, se veut par ailleurs optimiste alors que le climat général en France est marqué par des crises et une forte instabilité. Il ne faut pas désespérer du présent.
L'auteur précise également que la qualité des chars français était même plutôt supérieure à celle des Allemands.
Pour illustrer le climat de l'époque, Julian Jackson cite un député britannique débarqué à Paris en novembre 1939 pendant la drôle de guerre pour voir ses homologues français. L'observateur note qu'ils sont beaucoup moins défaitistes que nous et beaucoup plus guerriers.
L'historien insiste sur le fait que la vision communément acceptée de ces événements n'est pas tout à fait vraie. Selon lui, il s'agit avant tout d'une défaite qui a des raisons militaires et qui relève essentiellement d'une défaite de l'état-major.