Au-delà des démonstrations, l’enjeu reste l’emploi depuis des plateformes existantes, sans pont d’envol dédié, dans un environnement électromagnétique saturé. La date de 2028 fixe le calendrier affiché pour la Marine nationale.
Drones aériens, de surface ou sous-marins, missiles antinavires et démineurs automatisés figurent parmi les systèmes présentés. La Marine nationale dispose déjà de drones aériens à bord de ses navires.
Ces engins restent toutefois difficiles à mettre en œuvre depuis un bateau qui ne dispose pas, comme les porte-avions, d’un pont d’envol capable de compenser le roulis et le tangage par un système de contrepoids.
Une tendance lourde à la numérisation et à la «dronisation» des navires de guerre y est dévoilée. L’édition montre comment les bateaux de guerre et les armes embarquées s’adaptent aux nouvelles façons de combattre.
Tous les aspects de l’intégration sont examinés: l’intégration physique, pour mettre à l’eau et récupérer les engins, et l’environnement électromagnétique. Cet environnement est particulièrement intense à bord d’un navire de guerre.
Un bâtiment embarque des antennes, des radars, des sonars et des brouilleurs. Les drones aériens, maritimes ou sous-marins ne doivent pas interférer avec ces équipements.
Ce système de commandement de la flottille de drones est décrit comme le véritable «cerveau» de ces armes nouvelles. Il doit relier les capteurs, les vecteurs et la conduite de la manœuvre.
L’intelligence artificielle embarquée à bord des drones, ainsi que sur le système qui intègre les données, est présentée comme nécessaire pour aider à établir la situation.
Le salon Euronaval ouvre ses portes mardi 3 novembre au parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), comme tous les deux ans. Il s’agit du plus grand salon mondial consacré à la défense navale.
La dronisation de la majeure partie des bâtiments de la Marine nationale devrait être effective à partir de 2028. L’acquisition d’un système de combat spécifique est prévue à cet horizon.