Pour empêcher que la mobilisation du samedi 24 octobre ne ressemble à celle de samedi dernier, le gouvernement promet un dispositif de sécurité massif. Les autorités entendent ainsi répondre aux scènes de violences marquées par des forces de l'ordre débordées face à des groupes très mobiles qui ont simultanément pillé et cassé à de nombreux endroits.
La mesure vise à reprendre le contrôle après des incidents survenus en plein jour, illustrés notamment par le témoignage d'une commerçante pillée samedi dernier à six heures de l'après-midi. Le ministre de l'Intérieur demande également aux préfets d'interdire les manifestations dont la sécurité ne peut pas être garantie.
En parallèle, les arrêtés se multiplient dans l'agglomération parisienne afin d'encadrer cette journée. Ces mesures interdisent notamment de transporter des carburants et des gaz inflammables, de porter des équipements de protection dans un rayon de 100 mètres d'un établissement scolaire, ainsi que de détenir des mortiers d'artifice.