Il décide aussi de créer une taxe spécifique au fonctionnement de cette caisse: la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) à hauteur de 0,5% du revenu.
L'exécutif tente de négocier et d'accepter quelques concessions pour éviter un dérapage du déficit de la Sécu, tandis qu'une chercheuse estime que la solution du financement se trouve du côté des cotisations sociales.
Cette caisse réalise des emprunts à court terme pour combler le décalage entre le versement de prestations sociales comme les retraites en début de mois et la réception des cotisations en fin de mois, ainsi que pour rembourser ses dettes.
Le rapporteur du budget souligne l'importance de rallonger la date de fin de la Cades pour reprendre les déficits de l'Acoss.
Ce déficit fixé par l'exécutif repose sur des hypothèses de croissance et de masse salariale incertaines au vu de la situation macro-économique instable et des mouvements sociaux en cours.
«Avant que la dette de long terme de l'État nous pose des soucis, c'est la trésorerie de court terme des organismes de sécurité sociale qui peut vite nous rattraper», a déclaré le rapporteur du budget.
L'exécutif croit encore à une voie de passage pour maintenir le déficit à 12 milliards d'euros en 2027 et éviter une situation intenable côté financement de la Sécurité sociale.