Dès samedi soir, le Rassemblement national a utilisé les images de ces affrontements comme argument politique en vue de l'élection présidentielle de 2027. Un message posté samedi 17 octobre vers 21h30 sur le compte X du parti évoque un choix du sursaut pour 2027.
Au lendemain des violences du 17 octobre, qui ont marqué de nombreuses villes de France avec des scènes de pillages, de destructions et d'affrontements, les camps politiques se rejettent la responsabilité du chaos.
Le bilan dressé fait état de bâtiments publics attaqués, comme la mairie de Limoges incendiée, de 1 500 commerçants touchés selon la Fédération du commerce et de la distribution, de plus de 2 300 personnes interpellées ainsi que de près de 1 000 policiers, gendarmes et pompiers blessés d'après le ministre de l'Intérieur.
Dans une vidéo publiée dimanche en fin de journée, la présidente du groupe RN a dénoncé une crise profonde faisant peser une menace sur la démocratie, tout en fustigeant un pouvoir macroniste à bout de souffle et en promettant de libérer les citoyens des politiques toxiques macronistes et de les protéger de la violence de l'extrême gauche.
Face à cette situation, les adversaires de Marine Le Pen, notamment La France insoumise, s'interrogent quant à eux sur les conséquences électorales de ces violences.