Lorsque El Niño a frappé la Somalie pour la dernière fois en 2023, il a provoqué les pires inondations que le pays ait connues depuis un siècle, déplaçant plus de 1,2 million de personnes.
Les frappes aériennes coordonnées sur le territoire contrôlé par al-Shabaab poussent la population civile à trouver refuge le long d'une rivière où la montée des eaux constitue une menace pour la sécurité.
Africom cible des objectifs militaires légaux et prend des mesures réalisables pour atténuer les dommages causés aux civils. Néanmoins, nombreux sont ceux qui se demandent si l’opportunité d’affaiblir al-Shabaab en utilisant la météo n’était pas trop tentante pour l’ignorer, ce qui entraînerait une noyade catastrophique imputée à un El Niño suralimenté.
Le blocage de la population – qui comprend un grand nombre de femmes et d’enfants – dans la plaine inondable du fleuve a fait craindre des décès à grande échelle dans les mois à venir.
Des analystes ont remis en question l’éthique de l’armée américaine qui aurait utilisé des données cartographiques provenant de zones sujettes aux inondations – conçues pour atténuer les pertes civiles – pour infliger des dommages.
Des témoignages concordants décrivent une campagne prolongée – et apparemment aveugle – de frappes aériennes contre al-Shabaab qui semble avoir tué de nombreux civils.
Vous capturez l’impact cumulatif d’une campagne de frappes aériennes soutenue dans un contexte d’inondations liées à El Niño. Les responsables américains nient exploiter les facteurs climatiques.
Sa maison, située à cinq mètres de la rivière Juba en crue, dans le sud de la Somalie, n'avait aucune chance.