Les Américains de plus de 75 ans sont désormais 15 fois plus fortunés que les familles les plus jeunes, alors que ce ratio s'élevait à 9 fois en 2022. La part des ménages de moins de 35 ans propriétaires de leur logement aux États-Unis a également reculé, passant de 38,5% en 2022 à 35,6% en 2025.
Ces données confirment une économie américaine à deux vitesses, caractérisée par des aînés qui continuent de s'enrichir et de consommer, face à des jeunes qui peinent à faire face à l'inflation persistante outre-Atlantique.
Les disparités se manifestent aussi à travers d'autres catégories de la population. Les 10% les mieux payés ont été bien mieux lotis avec une hausse de 31% contre une baisse de 6% pour les 20% les moins bien rémunérés, de même que les propriétaires qui affichent une progression de 6% par rapport aux locataires en recul de 7%. La chute du patrimoine net médian des plus jeunes s'explique en partie par un retour à la normale après une hausse exceptionnelle enregistrée entre 2019 et 2022 de 140%.
Le patrimoine net médian des foyers occupés par au moins une personne de plus de 75 ans a bondi de 37% entre 2022 et 2025 pour atteindre près de 505.000 dollars, porté principalement par leurs revenus financiers et immobiliers.
À l'inverse, la situation n'est pas aussi favorable pour les jeunes générations. Le patrimoine net médian des familles dont la personne de référence a moins de 35 ans a chuté de 23% sur la même période pour s'établir à 33.000 dollars. Cette catégorie la plus âgée de la population est désormais devenue la plus riche du pays, devançant les 65-74 ans dont le patrimoine médian s'établit à 432.000 dollars, en recul de 4%.
Les Américains ont continué de s'enrichir depuis la sortie de la crise Covid, mais tous n'ont pas vu leur patrimoine gonfler de la même manière au cours des trois dernières années. Si le patrimoine net médian des Américains a progressé de 2% entre 2022 et 2025, la situation diverge fortement selon les générations.