Le prix repère de vente de gaz naturel, qui intègre les coûts de l'énergie sur les marchés de gros et les coûts hors approvisionnement comme l'acheminement et le stockage, a bondi de 42,4% depuis le début de l'année. Le prix repère de vente de gaz naturel augmente, dimanche 1er novembre, de 6,6% pour les six millions de foyers bénéficiant de tarifs indexés, ce qui représente 60% des abonnés résidentiels au gaz.
Sur les marchés de gros, le contrat à terme du TTF néerlandais dépasse les 90 euros/MWh et atteint 97,50 euros/MWh lundi 26 octobre, un niveau inédit depuis décembre 2022 et le choc énergétique lié au déclenchement de la guerre en Ukraine.
Jusqu'ici, la hausse des prix liée au conflit dans le Golfe a eu peu de conséquences sur la facture des ménages car elle est intervenue au printemps et en été, période où le gaz ne sert que pour la cuisson et l'eau chaude.
Cette nouvelle hausse intervient précisément au moment de rallumer les radiateurs, alors que le retour du froid va peser sur les factures de ces foyers dont les tarifs varient tous les mois en fonction des cours du marché.
Cette situation a contraint certains pays, principalement asiatiques, à se tourner vers d'autres fournisseurs, provoquant une forte compétition pour s'approvisionner en gaz et une hausse des prix.
Si la situation reste «à peu près stable d'ici la fin de l'année», la Commission de régulation de l'énergie estime que la facture annuelle de 2026 pourrait être en moyenne 11% plus élevée que la facture de 2025 pour les abonnés aux tarifs indexés. Selon la Commission de régulation de l'énergie, le prix moyen de référence s'établira à 194,90 euros TTC le mégawattheure en novembre, contre 182,88 euros en octobre et 136,88 euros/MWh en janvier 2026.