Né en Île-de-France, il a fait des enquêtes sur de vieux faits divers sa marque de fabrique depuis Sulak, en 2013, qui racontait l’histoire d’un braqueur et évadé notoire et charismatique qui s’en prenait aux bijouteries dans les années 1980.
Le Goncourt est décerné chaque automne par une petite académie d’écrivains. Une victoire après quatre sélections précédentes a marqué un sommet tardif de carrière pour un romancier longtemps associé au crime d’archives.
Les lecteurs des œuvres antérieures de Jaenada reconnaîtront la méthode: une longue immersion dans des dossiers oubliés, puis un récit qui rétablit des noms que l’enquête initiale avait écartés.
Le livre de 530 pages de Jaenada s’emploie longuement à réparer les torts de cette enquête. Il le fait non seulement en suggérant le nom du meurtrier, mais aussi par un portrait empathique de la victime. Le prix a été attribué au 13e roman de sa carrière. Jaenada avait déjà été sélectionné quatre fois pour le Goncourt.