Mardi 20 octobre au soir, la capitale portugaise a été le théâtre d'une nouvelle mobilisation contre la crise du logement et la vie chère.
Cette colère trouve un écho en France, où les manifestations contre la vie chère mettent régulièrement en avant les prix de l'alimentation, du carburant ou de l'énergie.
Le logement constitue le principal moteur de cette mobilisation, tandis que la contestation portugaise s'inspire directement de celle qui se déroule en Espagne.
Un mouvement qui fait écho aux manifestations en Espagne et aux préoccupations sur le pouvoir d'achat en France.
Le poids du logement contribue ainsi à expliquer pourquoi une baisse de l'inflation ou une stabilisation des prix de certains produits ne se traduit pas nécessairement par un sentiment d'amélioration du pouvoir d'achat.
Les loyers sont également en forte hausse, particulièrement pour les personnes à la recherche d'un nouveau logement.
Pourtant, le logement constitue l'un des principaux postes de dépenses des ménages.
Là aussi, les manifestants dénoncent la flambée des loyers et les difficultés d'accès au logement.
Au Portugal, les prix d'achat des biens immobiliers ont augmenté de 124% entre 2015 et 2024, selon les données d'Eurostat.
Au deuxième trimestre 2026, les loyers des nouveaux contrats ont progressé de 10,2% sur un an, selon l'Institut national de la statistique portugais (INE).