Depuis les affrontements et les pillages qui ont marqué la manifestation du 17 octobre, drones et hélicoptères de police survolent régulièrement les cortèges en France. Lors de la manifestation intersyndicale du 5 novembre, les cieux de Paris et de plusieurs villes étaient encombrés d’appareils de la police ou de la gendarmerie.
Les forces de l’ordre recourent massivement à ces appareils pour observer les mouvements de foule depuis les airs et faire respecter les interdictions d’accès décrétées par les préfectures.
La Quadrature du Net s’inquiète de l’accélération de cet usage et de l’assouplissement du cadre. La loi Ripost, adoptée en juillet, comporte deux volets sur les drones de surveillance.
L’usage de caméras embarquées sur aéronef est encadré par la loi: les forces doivent demander une autorisation préfectorale précisant le nombre d’appareils, le périmètre et la durée.
Le lendemain des troubles d’octobre, six drones aériens ont pris le relais. La scène et le vrombissement sont devenus familiers.
Pour le 7 novembre, la préfecture de police de Paris a annoncé le déploiement d’un hélicoptère et de drones.