"Je pense que les discours de l'extrême droite, comme par exemple 'Trappes est la ville avec tous les djihadistes ou les fichés S', ce sont ces discours-là qui ont poussé Kévin T.
Cette résidente, qui vit dans la ville depuis 25 ans après y être née et y avoir grandi, témoigne sous le couvert de l'anonymat par peur et refuse de montrer son visage.
Depuis cet attentat raciste, l'effroi a gagné l'ensemble de la ville où les habitants restent particulièrement vigilants.
Une habitante de Trappes (Yvelines) exprime son effroi et sa sidération à la suite de l'attentat raciste perpétré dans la commune par Kévin T.
Elle cite notamment l'idée selon laquelle «Trappes est la ville avec tous les djihadistes ou les fichés S» pour illustrer la stigmatisation subie par la commune. «Je pense que les discours de l'extrême droite [...] ce sont ces discours-là qui ont poussé Kévin T», a-t-elle déclaré. Marquée par la peur, elle confie son anxiété persistante: «Du coup, j'ai peur d'être morte, vu que je suis musulmane».
La habitante met en cause les discours de l'extrême droite et certaines paroles politiques qui, selon elle, «attisent la violence» et ont poussé l'auteur des faits. Elle évoque une vie fauchée «gratuitement, sans avoir rien demandé, parce qu'il est noir…».
Par peur, une habitante qui habite Trappes depuis 25 ans ne souhaite pas montrer son visage.
On voit bien que les gens de Trappes, ils ont le regard un peu partout, à droite, à gauche.
Depuis l'attentat, elle est dans le même état de sidération.