Leur enquête a identifié jusqu'à 19 traceurs et différents outils de surveillance, dont certains pourraient permettre de reconstituer une session de travail sous forme de vidéo.
Ces prestataires réalisent des missions rémunérées à la tâche, consistant notamment à évaluer, comparer ou corriger les réponses produites par des intelligences artificielles.
Les travailleurs doivent notamment fournir une pièce d'identité et des images de leur visage, parfois à plusieurs reprises, sur leurs propres ordinateurs.
Les signataires de la plainte pointent également du doigt l'absence de réponse à certaines demandes d'accès aux informations détenues sur eux.
Les plaignants dénoncent l'utilisation de dispositifs de surveillance numérique, appelés «trackers», susceptibles de collecter des informations sur leur activité professionnelle.
L'association Noyb demande aux autorités d'enquêter sur les pratiques de Scale AI et d'envisager des sanctions à l'encontre de l'entreprise.
L'entreprise américaine explique pour sa part que ces documents d'identité et ces images du visage servent à vérifier l'identité des contributeurs et à sécuriser leurs comptes.
Au-delà de cette procédure, l'affaire pose la question de la limite du contrôle que les plateformes numériques peuvent exercer sur l'activité de travailleurs indépendants.