La journée de mobilisation du 17 octobre a rassemblé entre 550 000 personnes, selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, et 800 000 selon les organisateurs. Le mouvement a été émaillé dans plusieurs villes par de violents affrontements et de nombreux pillages, incluant la mairie de Limoges détruite par un violent incendie.
La Fage, première organisation étudiante en France qui avait appelé à rejoindre la mobilisation, estime que les clés de l'apaisement sont dans les mains du gouvernement. Sa présidente prévient qu'une réponse uniquement sur le volet sécuritaire ne permettra pas d'essouffler le mouvement, au vu des milliers, voire centaines de milliers de personnes mobilisées dans la rue, et affirme que la contestation ne s'essoufflera pas avec les vacances scolaires.
L'organisation appelle Matignon à réagir et à ouvrir les yeux sur le fait qu'il ne s'agit plus uniquement d'un mouvement lycéen. À Marseille, au lendemain de la mobilisation, des manifestants regrettent les débordements qui viennent invisibiliser leurs revendications, tandis que la Fage insiste sur l'urgence d'une réponse concrète pour arrêter le mouvement.