Les ports français sont perturbés vendredi 30 octobre par une grève de vingt-quatre heures des dockers, à l'appel de la Fédération nationale des ports et docks CGT, qui représente près de 90 % des salariés du secteur. Sur le plan international, des représentants syndicaux de 35 ports européens ont signé le 19 mai à Istanbul, en Turquie, une déclaration commune pour refuser que les dockers devinssent un lien dans la chaîne des guerres.
Cette mobilisation de vingt-quatre heures a été déclenchée pour protester contre la militarisation des ports, contre le budget du gouvernement et pour soutenir la grève nationale du 5 novembre. Les dockers ont également annoncé s'associer à l'appel national à la grève, le 5 novembre, lancé par la CGT et toutes les grandes centrales syndicales du privé et du public.
La récente stratégie des ports de l'Union européenne confirme une tendance inquiétante vers la déréglementation, la militarisation de nos infrastructures et la soumission de nos droits de travail aux intérêts de l'économie de la guerre, a expliqué l'EDC sur Facebook. Nous ne pouvons pas permettre que nos ports soient utilisés comme des pions dans des conflits géopolitiques, a défendu l'EDC.
À travers ce mouvement, la CGT conteste des mesures du projet de budget du gouvernement français. Le syndicat fait en outre part de son soutien à la mobilisation des lycéens et étudiants.
La Fédération nationale des ports et docks CGT a détaillé les raisons de cette mobilisation dans un communiqué. Le futur projet de budget Lecornu, qui souhaite imposer de nouveaux efforts au peuple français, illustre parfaitement les orientations antisociales et antidémocratiques pendant que les dividendes des actionnaires augmentent à coups de milliards.