Trois vagues de 21 missiles ont été lancées par la Russie sur des immeubles résidentiels, des installations énergétiques, des centres commerciaux. C’est une stratégie assumée par le Kremlin pour créer la panique, voire un exode massif d’une capitale qu’il n’a pu conquérir au début de l’invasion en 2022.
La guerre lui a fait réaliser à quel point on peut s’ajuster à tant de choses et les intégrer dans sa routine. Le danger fait désormais partie du quotidien. Dormir dans le métro ou dans un abri en fait partie.
Comme presque tous les Ukrainiens, elle a déjà passé la nuit dans le métro de Kiev, l’un des principaux refuges de la capitale. Les images de ces abris ont inondé les réseaux sociaux dès le début du conflit.
Aller à une fête, aller à la gym alors que des drones explosent dehors, choisir de faire des choses normales, c’est vivre, ajoute-t-elle.
Depuis l’invasion, son quotidien oscille entre ces contraintes. Les attaques sont quotidiennes, et il faut pourtant continuer à vivre, dit-elle.
Daryna, 25 ans, originaire de Rivne, dans le nord-ouest de l’Ukraine, a commencé sa vie d’adulte dans un pays en guerre. Elle n’avait guère plus de 21 ans lorsque l’invasion russe à grande échelle a débuté. France 24 l’a rencontrée à Kiev. La jeune femme est devenue le symbole d’une génération qui apprend à vivre sous les bombes, entre alertes aériennes, nuits dans le métro et pannes d’électricité.