Les stèles de seconde main sont ainsi vendues à partir de 1 800 euros au lieu de 15 000 en moyenne, ce qui représente un coût jusqu'à dix fois moins élevé.
La formule ne convainc toutefois pas l'ensemble des administrés, à l'instar de Patricia, venue entretenir la tombe de son mari, qui a déclaré que cela la gêne.
Les services municipaux procèdent aux reprises de ces concessions en creusant et en récupérant tout ce qui se trouve à l'intérieur, avant de retirer les ornements comme les plaques gravées.
Le conseil municipal de cette ville des Hautes-Pyrénées a voté fin septembre la mise en place de cette tarification sociale.
La mairie de Tarbes propose des sépultures et des monuments funéraires de réemploi à prix réduit aux personnes démunies sous conditions de ressources.
Dans le cimetière nord à Tarbes, qui s'étend sur cinq hectares, les stèles de marbre gris sont stockées sur le côté, sur palette.
La municipalité justifie ce dispositif par les difficultés financières rencontrées par certaines familles pour payer une concession, une cuve et un monument funéraire, afin de leur permettre d'avoir une sépulture digne ou d'éviter la crémation.
Ces monuments proviennent d'anciennes concessions abandonnées dont il ne restait plus personne dans les familles.
La mesure fait écho à la situation locale, où un habitant sur trois vit sous le seuil de pauvreté, soit le double de la moyenne nationale.