Le Rassemblement national exprime sa colère contre Richard Ferrand, le président du Conseil constitutionnel, après une interview où l'ancien proche d'Emmanuel Macron balaie la proposition de Marine Le Pen de réviser la Constitution par référendum en recourant à l'article 11 pour mettre en place la préférence nationale.
La quadruple candidate à la présidentielle affirme, comme en 2022, que, si elle est élue, elle convoquera une consultation nationale pour modifier la Constitution et mettre en œuvre des points de son programme tels que la fin du droit du sol et du regroupement familial, la préférence nationale pour l'accès aux aides sociales et le durcissement du droit d'asile.
Cependant, le président du Conseil constitutionnel a déclaré que la loi ne le lui permet pas, ce qui a provoqué des réactions indignées au sein du parti.
Par ailleurs, si le RN espère obtenir une majorité à l'Assemblée en cas de victoire à la présidentielle, la tâche serait plus compliquée au Sénat, dominé par la droite et le centre, ce qui bloquerait ses ambitions de révision constitutionnelle.