L'exécutif européen garde à l'esprit la crise migratoire survenue fin juillet 2026 à Ceuta, quand des milliers de personnes ont franchi par la mer la frontière de cette enclave espagnole d'Afrique du Nord et que l'agence a tardé à être mobilisée. L'Union européenne a proposé, mardi 27 octobre, une vaste réforme de Frontex, l'agence européenne chargée de la surveillance des frontières.
Dans le détail, l'UE souhaite désormais que ce corps européen passe d'ici les quinze prochaines années à 30 000 gardes-frontières, dont une réserve de 17 000 agents, à la disposition des Etats membres. Bruxelles veut également que l'agence puisse déployer des agents plus rapidement en cas de crise.
Cette refonte vise à augmenter le nombre d'agents et à élargir les pouvoirs de l'organisation en matière d'expulsions de migrants. L'UE aimerait ainsi que Frontex joue un rôle central dans l'expulsion d'exilés, notamment en impliquant l'agence dans les futurs centres pour migrants expulsés d'Europe, qui devraient voir le jour au cours des prochains mois.
L'agence est par ailleurs régulièrement vilipendée par les ONG, qui l'accusent de pratiques de refoulements illégaux de migrants.
Selon le projet de réforme de Frontex, l'agence pourra notamment être chargée de transférer des personnes d'un pays à l'autre, en dehors de l'UE.
L'UE aimerait aussi que Frontex joue un rôle central dans l'expulsion d'exilés, notamment en impliquant l'agence dans les futurs centres pour migrants expulsés d'Europe, qui devraient voir le jour au cours des prochains mois.
C'est la raison pour laquelle nous proposons de renforcer Frontex", a plaidé Ursula von der Leyen.
Bruxelles veut également que l'agence puisse déployer des agents plus rapidement en cas de crise.
"C'est à l'Europe de décider qui entre dans notre Union et dans quelles circonstances.