Les sénateurs comptent aussi créer un fonds d’urgence pour les Ehpad, doté de 200 millions d’euros, et maintenir le remboursement des cures thermales, ce qui dégrade le solde de 200 millions d’euros. Les amendements les plus marquants concernent la branche retraite, dont le déficit est attendu à 8 milliards d’euros en 2026, près du double du déficit prévisionnel.
La Cour des comptes a sonné l’alerte le 20 octobre sur l’accumulation de déficits massifs. Elle appelle à «tenir» l’objectif de réduction du trou de la Sécu à 12,7 milliards d’euros proposé par le gouvernement, contre 21,8 milliards prévus en 2026.
Cette revalorisation amoindrirait de 200 millions d’euros l’économie de quatre milliards d’euros prévue par l’exécutif. Le gouvernement prévoyait de geler les pensions au-delà de 1 260 euros. La commission plaide pour porter ce plafond à 1 500 euros.
L’examen est prévu du lundi 9 au mercredi 18 novembre, avec un vote solennel sur l’ensemble du texte. La commission des affaires sociales a arrêté le 4 novembre les amendements qu’elle présentera en séance.
«Nous souhaitons garantir un pouvoir d’achat aux retraités, correct par rapport à l’inflation, mais aussi préserver l’équilibre du système de retraite, faute de quoi, ce sont les pensions des futures générations qui seront remises en cause», a averti la rapporteure. Selon la commission, 40 % des retraités seraient ainsi protégés de l’inflation, contre un tiers dans le texte gouvernemental.