Les regards étaient par ailleurs tournés vers les lycées et les universités en ce lundi de rentrée scolaire, une semaine après le plan d’action du gouvernement censé répondre au mouvement de colère de la jeunesse qui s’exprime depuis le début de l’automne.
Déjà en juin dernier, contraint à des mesures d’économies d’urgence pour tenir au mieux la trajectoire budgétaire de l’année, le gouvernement avait décidé de geler le barème des allègements généraux sur les cotisations patronales au moment de la revalorisation du Smic.
La question d’un coup de pouce du Smic, supérieur à une simple indexation sur l’inflation, est sur la table à l’approche d’une échéance test qui aura des incidences sur la décision du gouvernement.
Au Sénat, le constat sur les difficultés de pouvoir d’achat est partagé sur l’ensemble des bancs, mais aucune solution ne fait consensus.
Le sujet divise profondément les formations politiques, alors que des branches professionnelles affichent encore des minima en dessous du Smic.
La ligne d’Horizons ne va pas non plus dans le sens d’une revalorisation supérieure à l’inflation.
D’autres figures de la droite et du centre se montrent en revanche plus sceptiques, voire opposées à cette piste d’une revalorisation plus marquée du salaire minimum.
Du côté des socialistes, un coup de pouce serait vu comme un minimum pour soutenir les ménages.
«Un coup de pouce c’est quelque chose qui peut être envisagé, mais pas de manière sèche, sinon c’est reporter le problème du pouvoir d’achat de nos concitoyens sur les entreprises, dont la situation est aujourd’hui inquiétante, pour ne pas dire très inquiétante», a indiqué une source sur ces bancs.
Cette évolution concerne 2,1 millions de salariés, hors fonction publique et secteur agricole, selon les données disponibles.