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Le gouvernement vise 122 branches dont les minima restent sous le Smic

Aujourd’hui, les employeurs bénéficient d’importantes réductions de cotisations sur les bas salaires.

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Faits essentiels

  • En mai 2022, après plusieurs revalorisations du Smic, 146 des 171 principales branches suivies par le ministère du Travail affichaient au moins un…
  • Aujourd’hui, les employeurs bénéficient d’importantes réductions de cotisations sur les bas salaires. Ces allègements sont particulièrement élevés au…
  • Cela n’autorise pas à payer sous le Smic, ce qui est illégal, mais cela écrase les salaires et bloque les évolutions de carrière.

En mai 2022, après plusieurs revalorisations du Smic, 146 des 171 principales branches suivies par le ministère du Travail affichaient au moins un minimum inférieur au salaire légal. La situation s’était ensuite améliorée, mais il avait fallu près de trois ans pour passer de 146 à seulement 20 branches dans ce cas.

Aujourd’hui, les employeurs bénéficient d’importantes réductions de cotisations sur les bas salaires. Ces allègements sont particulièrement élevés au niveau du Smic, puis diminuent progressivement.

Cela n’autorise pas à payer sous le Smic, ce qui est illégal, mais cela écrase les salaires et bloque les évolutions de carrière.

Les premiers échelons peuvent être rattrapés par le Smic, au point qu’un débutant et un salarié plus expérimenté soient payés au même niveau.

Pour éviter cet écrasement, le gouvernement pousse les branches à revoir l’ensemble de leurs grilles.

Ces grilles sont censées garantir une progression de la rémunération au fil de la carrière.

Lorsque le Smic augmente, une partie de ces minima se retrouvent sous le salaire légal.

L’exécutif envisage de réduire les exonérations de cotisations sociales des entreprises relevant de ces branches, afin de les pousser à revaloriser les salaires au-delà du minimum légal.

Le gouvernement veut s’attaquer aux 122 branches professionnelles dont les grilles salariales affichent encore des minima conventionnels inférieurs au Smic, selon les syndicats. En France, l’État fixe le Smic, mais chaque branche négocie aussi ses propres minima, selon les qualifications, l’ancienneté ou les responsabilités.

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