En Côte d'Ivoire, pays qui concentre 40% de la production mondiale de cacao, les producteurs locaux souffrent d'un manque de pluie chronique en raison du changement climatique. Comme eux, des milliers de planteurs ont vu leurs cacaoyers flétrir, parfois mourir, depuis que les pluies sont imprévisibles, moins abondantes et que les températures montent dans ce pays d'Afrique de l'Ouest particulièrement vulnérable au changement climatique, malgré sa faible participation aux émissions mondiales de CO2.
Dans ce contexte, des scientifiques du Centre national de recherche agronomique ont créé un cacao plus résistant au stress hydrique. En parallèle, des observations sont effectuées en laboratoire, notamment pour trouver l'origine de la résistance au manque d'eau.
Le même mois, l'État a annoncé la création d'un institut dédié à la recherche sur le cacao et le café, à Divo.
Les précieuses fèves de Côte d'Ivoire représentent 40% de la production mondiale et 15% du PIB national, et font vivre en tout quelque cinq millions de personnes, de manière directe et indirecte. La demande est croissante, notamment en Europe, qui concentre 70% des exportations de cacao ivoirien selon des données gouvernementales, possède une importante industrie de transformation et demeure le plus grand consommateur au monde de produits chocolatés.
Les températures ont déjà augmenté de 1°C entre 1991 et 2020 selon un rapport du gouvernement, et elles pourraient continuer à grimper de 1,7°C à 3,7°C d'ici à 2080, selon des études basées sur des scénarios du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. D'autant plus que les projections nationales annoncent une détérioration du climat pour les prochaines décennies, notamment une instabilité saisonnière et des épisodes météorologiques extrêmes, d'intenses sécheresses ou des pluies diluviennes.