Face à cette note salée, les deux responsables du Canon français, Géraud du Fayet de la Tour et Pierre-Alexandre de Boisse, dénoncent cette facture. Ils affirment assurer eux-mêmes la sécurité de leur événement, dont les places sont vendues 80 euros. Cette facture suscite de vives tensions autour de ce rassemblement, alors que ces événements font polémique et sont suspectés de véhiculer des idées d'extrême droite, notamment depuis que le milliardaire ultraconservateur Pierre-Édouard Stérin en est devenu actionnaire.
Pour justifier cette exigence financière, la préfecture rappelle qu'elle ne fait qu'appliquer l'article L. 211-11 du code de la sécurité intérieure, une disposition législative ancienne datant de 1995 et appliquée quotidiennement dans toute la France à de nombreux événements à but lucratif, à l'instar des festivals de musique ou des matchs de football et de rugby.
Avant cette décision administrative, la contestation s'était déjà organisée sur le terrain. Mi-octobre, le collectif anti-Canon français s'est mobilisé devant la sous-préfecture de Bayonne pour demander l'annulation de l'événement, tandis que cent personnalités basques ont également signé un manifeste contre la tenue du banquet à Biarritz.
La somme de 45 000 euros correspond précisément au coût des forces de police ou de gendarmerie qui ne peuvent être rattachées aux obligations normales incombant à la puissance publique en matière de maintien de l'ordre, indique la préfecture dans une réponse écrite à ICI Pays basque.