Jordan Bardella a été réélu sans suspense, avec 98,98 % des voix, samedi 24 octobre, à la présidence du Rassemblement national. Seul candidat à sa succession, il prend la tête de la formation d'extrême droite lors d'un congrès organisé à Orléans.
Les craintes de débordements concernent surtout dimanche, a poursuivi l'édile, en soulignant que des appels à des rassemblements non autorisés ont été effectués dont le mot d'ordre est de se rapprocher du lieu où se tient le congrès du RN.
Cette victoire intervient alors que la formation politique s'inscrit sous l'égide d'une Marine Le Pen lancée dans sa quatrième course à l’Élysée, après avoir longtemps redouté d'en être empêchée par la justice. Guidés par leur championne, tous les cadres serrent les rangs, même si un de ses lieutenants admet avoir fait tapis pour soutenir ce président balloté comme jamais.
Ce scrutin enregistre un chiffre inédit pour un congrès du parti à la flamme et une participation triplée en quatre ans, depuis que Jordan Bardella avait repris les rênes du RN. Plus de 76 000 militants étaient rassemblés samedi pour voter en faveur de leur chef.
Marine Le Pen, la première, a proclamé sa confiance à 1 000 % envers le président réélu, qu'elle qualifie d'innocent.
En marge de cet événement, des opposants étaient venus manifester dans la matinée à Orléans contre le congrès de la formation d'extrême droite. Les estimations font état de 13 000 manifestants selon les autorités et de 26 000 selon les organisateurs.