Inass est inscrite en maternelle mais ne s’y rendra jamais, trop marquée par les coups de sa mère, a expliqué Ahmed Touloub, le père, en audition.
La seule trace de vie d’Inass est une photo projetée à l’audience: cheveux noirs bouclés, assise à côté de sa grand-mère. C’est l’unique moment de lumière de la journée.
La petite fille semble avoir été le souffre-douleur de sa mère dans un huis clos familial hermétique, après une première année passée avec sa grand-mère maternelle à Casablanca.
Des petites flèches rouges et bleues recouvrent un dessin du corps, des pieds à la tête.
Le logement est attenant à un petit commerce acheté et tenu par le père, sur une artère passante.
La fillette, alors âgée de quatre ans, avait deux sœurs aînées de 9 et 6 ans et trois petits frères de 3 ans, 1 an et 13 jours.