L'Europe doit croître plus rapidement ou emprunter moins pour maintenir sa dette sur une trajectoire viable, a déclaré ce vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Selon l'institution, les plans de redressement prévus pourraient ne pas être suffisants et les risques liés à la dette à court terme restent tout à fait gérables.
Les inquiétudes concernant la santé des finances publiques sont particulièrement pressantes en France, deuxième économie de la zone euro. Le pays peine à réduire ses déficits et a vu, ce même mois, les rendements de sa dette souveraine atteindre un plus haut depuis 2002.
Le redressement budgétaire prévu dans le cadre des plans à moyen terme de l'UE s'élève en moyenne à environ 2% du PIB, un niveau inférieur à ce qui sera nécessaire pour certains pays, avertit le FMI. Par ailleurs, les projections de la Commission européenne montrent un ratio dette/PIB passant de 82,8% fin 2025 à 84,2% en 2026, puis à 85,3% d'ici 2027.
Pour le bloc, le FMI prévoit une croissance économique de 1,1% cette année. Cette estimation est révisée à la hausse par rapport à celle de juillet (0,9%), mais inchangée par rapport à celle d'avril dernier, soutenue par la hausse des investissements dans l'intelligence artificielle et l'augmentation des dépenses de défense.