Cinq individus cagoulés et lourdement armés se sont introduits au petit matin, mardi 3 novembre, dans une usine de fabrication de métaux précieux pour la joaillerie à Besançon (Doubs) et y ont dérobé entre 20 et 50 kilos d'or. Le même gang est suspecté d'avoir tenté, en décembre 2025, de braquer une manufacture située dans la même rue, cette fois à l'aide d'explosifs. Ce précédent éclaire l'intérêt porté par les enquêteurs à ce secteur de Besançon.
La présentation des treize suspects devant un juge d'instruction à Paris, quatre jours après les faits, marque l'ouverture de la phase judiciaire. Les soupçons portent sur leur participation au vol du 3 novembre, tandis que les enquêteurs poursuivent le travail sur l'itinéraire du groupe et sur la tentative attribuée à décembre 2025.
En quittant les lieux, les braqueurs ont jeté des clous sur la chaussée afin de gêner toute poursuite. Leur véhicule, incendié, a été retrouvé quelques heures plus tard dans un quartier de Besançon.
Les enquêteurs s'efforcent de retracer le parcours des malfaiteurs après le coup. Cette reconstitution doit permettre de relier la fuite, le véhicule brûlé et les personnes désormais présentées à la justice.
L'équipe était surveillée depuis plusieurs mois. Les investigations portent sur un groupe déjà dans le viseur des services, et non sur une action isolée.
Samedi 7 novembre, au tribunal de Paris, treize suspects sont passés devant un juge d'instruction. Les enquêteurs les soupçonnent d'être les auteurs de ce braquage.
La société visée est spécialisée dans la joaillerie et la transformation de métaux précieux. Le butin est évalué entre 20 et 50 kilos d'or, soit plusieurs dizaines de kilos.
Selon les éléments recueillis, un salarié a été violenté à l'intérieur du site. Plusieurs coups de feu ont retenti pendant l'opération.