Cette mobilisation est l'aboutissement de près de deux années de protestations déclenchées par l'effondrement, en 2024, d'un auvent de la gare à peine rénovée de Novi Sad, deuxième ville du pays. Seize personnes étaient mortes et les étudiants ont estimé que l'accident était une conséquence de la corruption endémique.
Aleksandar Vucic, figure dominante de la vie politique nationale depuis 14 ans, a concédé rapidement sa défaite face à des représentants sans expérience, issus de la société civile. Selon l'ONG de référence Cesid, sur la base d'un échantillon représentant 96 % des votes, la liste du mouvement étudiant a remporté 52,9 % des voix, contre 38,8 % pour le Parti progressiste serbe (SNS) sortant, d'après les résultats préliminaires non officiels publiés lundi matin.
Cette alternance spectaculaire représente une majorité de 140 sièges sur les 250 que compte le Parlement, contre 103 pour la formation d'Aleksandar Vucic. La participation finale estimée à ces législatives anticipées est de 69,3 % pour 6,4 millions d'électeurs.