Cette dernière disposition a toutefois suscité des discussions au sommet de l'État italien. Sur le plan juridique, l'article 2048 du Code civil prévoit déjà que les parents peuvent être tenus responsables des dommages causés par leurs enfants mineurs, avec la possibilité, sous certaines conditions, de démontrer qu'ils ne pouvaient pas empêcher les faits.
Après les pillages survenus à Milan, le gouvernement italien a adopté un décret-loi durcissant les sanctions contre les violences en manifestation. La Première ministre italienne a présenté son nouveau décret de sécurité dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, à l'issue du Conseil des ministres.
Pour mener à bien cette mesure, Giorgia Meloni a choisi la voie du décret-loi, optant ainsi pour une voie législative plus rapide après la France. Le texte prévoit en outre la possibilité de récupérer certaines sommes dues par l'État aux familles.
Cette réforme vise une situation concrète: lorsqu'une vitrine est brisée, un abribus détruit ou une voiture incendiée par un adolescent, les parents d'un mineur responsable de ces dégradations pourraient désormais être contraints de régler la facture plus rapidement.
Le gouvernement italien entend ainsi répondre à des violences auxquelles ont participé de nombreux adolescents. La cheffe du gouvernement a résumé cette orientation en affirmant que si celui qui casse est mineur, ce sont ses parents qui paient.
Une responsabilité financière des parents similaire existe déjà dans le droit français.