Les problèmes qui sont là aujourd'hui – les revendications des lycéens, la hausse du carburant ou du coût de la vie – seront là demain, quel que que soit l'homme ou la femme qui gagnera l'élection présidentielle."Au-delà de cette évidence, la contestation et les violences observées lors du week-end du 17 octobre inquiètent les observateurs de la vie politique.
Cette contestation et les violences observées lors du week-end du 17 octobre suscitent l'inquiétude des observateurs de la vie politique, à six mois d'une échéance électorale présentée à tort comme une solution miracle.
Les problèmes actuels, qu'il s'agisse des revendications des lycéens, de la hausse du carburant ou du coût de la vie, persisteront après l'élection présidentielle, quel que soit le vainqueur du scrutin.
L'émergence brutale d'un tel mouvement de contestation à six mois de la présidentielle ne plaide pas en faveur d'un scrutin perçu comme une solution à la crise, sur fond de crise de la représentation et de l'action.
Si les responsables politiques veulent croire et faire croire aux citoyens que le vote pourra résoudre les crises actuelles, les politologues et chercheurs interrogés en doutent, estimant que la politique institutionnalisée ne réglera pas tout.
Elle n'a jamais été en situation, depuis 1962, de surmonter une situation où l'opinion politique est profondément divisée en plus de deux blocs.""On ne voit guère pourquoi l'élection présidentielle serait une onction magique apportant au futur ou à la future présidente l'autorité et la légitimité tant attendues."Selon un sondage Ipsos réalisé mi-septembre, 74% des personnes interrogées pensaient que la situation du pays allait se détériorer dans les mois à venir.