Au fil de la décennie suivante, notamment à l'occasion du débat entourant la construction d'une mosquée dans la ville, Trappes a été de plus en plus racontée par le prisme de l'influence religieuse grandissante, comme en témoigne un nouvel article du Monde en 2003.
Quand des habitants disent qu'ils habitent Trappes, les gens ont peur, mais quand ils viennent ils sont sidérés car ici, il y a plein de verdure et des fleurs partout, tandis qu'on fait croire qu'ici, c'est dangereux. À l'époque, la ville était pourtant mise en lumière grâce à eux.
Ali Rabeh a affirmé que les revendications d'un auteur d'attaque ne tombent pas du ciel au lendemain d'un attentat commis dans la région. Dans sa virée meurtrière, l'assaillant a blessé au total cinq personnes, dont quatre dans la commune voisine de La Verrière.
Ces dernières années, des élus d'extrême droite ont fait de la commune des Yvelines un repoussoir. La commune reste ainsi durablement associée à un discours négatif, à en croire ceux qui y vivent.
Pour les médias et une partie de la classe politique, Trappes est alors devenue l'exemple de la banlieue rongée par l'entrisme islamiste, sans que ceux qui décrivent une réalité plus nuancée trouvent le même écho.
Pour les habitants de Trappes, la confiance est rompue face à une image négative persistante. Vendredi, un nouvel hommage sera rendu au jeune homme dans la ville.