Dès 2025, plus de 500 professionnels de l'éducation et chercheurs avaient signé une lettre ouverte pour mettre en garde contre un risque d'aggravation des conflits. Les opposants estiment qu'une intervention physique peut certes rétablir le calme immédiatement, mais détériorer durablement la relation entre l'enseignant et l'élève.
Dans certaines situations de perturbation grave, les enseignants pourraient désormais retenir un élève, le saisir ou l'accompagner hors de la salle malgré son refus. L'objectif affiché est aussi de clarifier les règles pour les professeurs, dont certains craignent aujourd'hui des sanctions lorsqu'ils interviennent face à un élève perturbateur.
Pour le responsable politique, cette situation révélait les limites d'une réglementation qui permet de protéger les élèves contre un danger, mais laisse peu de possibilités aux professeurs lorsqu'un enfant empêche simplement les autres de travailler. Son enseignant avait fini par l'attraper sous les aisselles et le tirer hors de la classe.
Aujourd'hui, la réglementation danoise encadre strictement le recours à la contrainte physique. Les enseignants peuvent notamment intervenir pour empêcher qu'un élève se mette en danger, blesse une autre personne ou cause des dommages matériels.
Au Danemark, les enseignants pourraient bientôt être autorisés à intervenir physiquement pour mettre fin à ces perturbations, y compris en saisissant un élève ou en le faisant sortir de la classe contre sa volonté.
Ces chiffres ne signifient pas que les violences sont quotidiennes dans la majorité des classes: un seul incident suffit pour qu'une classe soit comptabilisée.