Il était obligé de pointer à un commissariat à 15 heures le samedi et le dimanche, et il avait interdiction de se retrouver dans des lieux où la manifestation se déroulait ou des lieux interdits à la manifestation. Dans la soirée du vendredi 30 octobre, deux policiers toquent à la porte d’un enseignant marseillais et lui font signer l’arrêté.
Ils précisent que, si ces mesures ont déjà été utilisées ces dernières années, c’est la première fois qu’elles le sont aussi massivement, avec pour objectif de décourager ces manifestants.
Ces mesures, fondées sur les dispositions de lutte contre le terrorisme, visent des militants n’ayant parfois aucun casier judiciaire et, surtout, sans lien avec le terrorisme.
Les avocats qui défendent ces personnes assignées à résidence estiment que le ministère de l’Intérieur assimile ces militants à des terroristes.
Dans ce document figurent notamment tous les éléments que les renseignements ont rassemblés à son encontre.
Il a surtout été arrêté et placé en garde à vue le week-end précédent pour avoir bloqué un point de circulation.
Des éléments qui, selon eux, ne peuvent pas vraiment être mis en lien avec des actes terroristes.