À quelques jours de la date, l’organisation de cet hommage crée des remous dans les établissements scolaires. Plusieurs syndicats d’enseignants ont appelé les personnels à refuser ou à boycotter la cérémonie.
Cette cérémonie, prévue dans une circulaire publiée en juillet, doit se tenir, au choix de l’établissement, dans les quatre jours précédant ou suivant le 11 novembre.
«Certains considèrent qu’il s’agirait là d’une militarisation de l’école. Dire cela, c’est oublier que le 11 novembre commémore l’armistice d’une guerre que nos ancêtres espéraient être la “der des ders”», a-t-il ajouté. Selon une professeure d’histoire-géographie, «après la mise en place des classes défenses et les classes engagées, il y a, selon eux, l’idée d’une militarisation de l’école».
La CGT éduc’action dénonce un «embrigadement militaire à l’école». Selon ce syndicat, «sous couvert de “cohésion nationale”, l’institution cherche en réalité à préparer les esprits à la guerre». «C’est oublier qu’entre la liberté que nos soldats ont défendue et celle dont nous jouissons aujourd’hui, il existe un trait d’union: la transmission par l’école», a-t-il indiqué, en insistant sur le fait que la cérémonie aura bien lieu.